Faites preuve d’un peu d’imagination et montrez-vous prêt à essayer de nouveaux aliments. Si vous considérez qu’un repas sans viande n’est pas un vrai repas, le défi consiste à développer de nouvelles habitudes. Il existe une multitude de substituts de la viande. Différents ouvrages ou sites internet donnent des idées.
Pour rendre cette action plus facile sur le plan familial, embarquez d’autres que vous dans l’aventure. Si tout le monde s’y met, ce sera bien plus aisé que si un seul membre de la famille décide de consommer moins de viande.
Les substituts de la viande
L’impact de cette action dépend de ce que vous utilisez comme substitut à la viande. Choisir des produits transportés en avion, c’est augmenter ses émissions !
Parmi les substituts végétaux, figurent les légumineuses (lentilles, pois, haricots secs, soja…) et les céréales. Les oléagineux (noix, noisettes, amandes…) sont de très bons compléments protéiques.
Comme aliments riches en protéines, préférez ceux qui sont produits localement ou transportés sans avion. Attention au soja, qui peut être importé de loin, qui est une des principales causes de déforestation en Amérique du Sud et qui est souvent un OGM.
Les œufs, qui contiennent un grand nombre de nutriments essentiels, sont une bonne source de protéines.
Privilégiez les céréales complètes, plus riches en vitamines, protéines et sels minéraux.
Lorsque vous consommez de la viande, optez avant tout pour des animaux non ruminants comme le poulet ou le porc (voir l’action concernée). Pour satisfaire une envie soudaine de steak de bœuf, achetez du bœuf bio et local.
Le fromage et le CO2
Le raisonnement sur l’impact négatif de la consommation de viande vaut pour tous les produits tirés de l’élevage, y compris le fromage. Produire du fromage exige beaucoup de lait. Or, pour produire du lait, il faut une vache et un veau chaque année. Consommer un kilo de fromage équivaut ainsi à parcourir 60 km en voiture. C’est moins qu’avec le veau et le bœuf, mais plus qu’avec le porc ou le poulet.
Au niveau diététique aussi, diminuer la consommation de fromage (et donc de graisses) est presque toujours une bonne chose.
Un kilo de fromage à pâte molle cause moins d’émissions de CO2 qu’un kilo de fromage à pâte dure : on peut partir de l’idée que plus il y a de graisse, plus il y a de CO2 émis.
Limites de cette action
Il ne s’agit pas de tomber dans l’extrême. Cette action ne propose pas d’éradiquer les bovins de la Terre et n’incite pas à devenir végétalien. Sous certaines conditions, l’élevage de bovins se justifie du point de vue écologique. Il fournit à l’agriculture biologique la matière organique pour fertiliser les sols qui fait de la polyculture-élevage un cycle de production clos. L’élevage de ruminants permet d’exploiter des milieux et des sous-produits difficilement valorisables autrement. En régions de montagne, l’élevage est même la seule forme d’agriculture possible. Encore une fois, tout est question de mesure.
Nous remercions Mireille Faist Emmengger d’Esu-services qui a vérifié le contenu scientifique de ces conseils.




