Les arguments ci-dessous sont aussi valables pour trois autres actions liées à la mobilité : la réduction de l’usage de la voiture pour le trajet domicile-travail, les courses et les loisirs
Avec la voiture, c’est comme avec la cigarette : les raisons d’arrêter sont légion, mais il est très difficile d’y arriver. Le premier pas consiste à analyser votre situation de mobilité. Puis à estimer à quel point vous êtes autoholique. Pour cela, contrôlez chaque semaine le compteur de votre voiture et notez le nombre de kilomètres parcourus.
Pour vous encourager à délaisser la voiture dans l’un des trois principaux registres de votre vie quotidienne (travail, courses et/ou loisirs), faites une liste de tous les avantages que vous pouvez identifier et collez-la dans un endroit visible. Par exemple à côté de votre engagement de diminuer vos émissions de gaz à effet de serre dans le cadre de cette opération.
Vous êtes maintenant prêt à commencer votre cure de désintoxication et à essayer la marche, le vélo, les transports publics et/ou – pourquoi pas – des modes moins conventionnels tels que le roller ou la trottinette. Voici quelques conseils pratiques pour vous mettre en jambes.
- Essayez une fois/pendant une semaine/pendant un mois de vous rendre à votre travail ou de faire vos courses en transports collectifs, à pied et/ou à vélo et comparez ces expériences avec un trajet en voiture. Faites une excursion ou une sortie touristique sans voiture. Tirez le bilan : coûts, temps de déplacement, expériences positives et négatives.
- Fixez-vous des buts. Exemple : d’habitude, j’utilise ma voiture cinq fois par semaine. Mon but maintenant est de ne pas dépasser trois fois.
- Prenez une heure pour discuter avec votre famille des manières de vous passer de la voiture.
- Sachez qu’utiliser les transports collectifs, la marche ou le vélo, cela n’est pas du tout évident si on n’y est pas habitué. Autrement dit, cela s’apprend. Une personne qui conduit rarement n’est pas sécurisée en roulant en ville, ne sait pas où se garer ou ne pense pas à éviter les heures de pointe. C’est la même chose pour quelqu’un peu familiarisé avec le vélo ou les transports collectifs. C’est avec l’expérience qu’on acquiert les réflexes d’usager d’un mode de transport. Demandez à quelqu’un de vous introduire. N’auriez-vous pas un voisin qui ne possède pas de voiture et qui pourrait vous donner quelques conseils ?
- Prenez un abonnement, profitez des offres promotionnelles, cela vous incitera à utiliser plus souvent les transports collectifs.
- Organisez-vous pour limiter vos trajets, par exemple en faisant vos courses lors du trajet travail-domicile.
- Essayez de rendre votre trajet agréable, par exemple en empruntant de jolis chemins, en discutant, en vous organisant pour ne pas avoir à vous stresser, en prévoyant une lecture enrichissante, par exemple le numéro 18 de LaRevueDurable sur la mobilité douce.
- Un truc pour rompre ses habitudes : profitez d’un autre chamboulement dans votre vie (changement de travail, déménagement) pour revoir vos modes de déplacement (voir l’action sur le déménagement).
- Il est évident qu’une voiture est parfois nécessaire. Pensez alors à la location. Mieux : à l’autopartage. Cette option est particulièrement rentable en combinaison avec les transports publics (voir l’action sur le renoncement à la voiture individuelle).
Conseils spécifiques au travail
Renseignez-vous sur un éventuel Plan mobilité de votre entreprise : favorise-t-elle le covoiturage ? Existe-t-il un parking pour vélo sécurisé ? Si elle n’a pas de plan mobilité, proposez des actions. En Suisse, l’association Pro-Vélo organise chaque année le concours « Bike to Work », idéal pour promouvoir le vélo dans les entreprises.
Si vous êtes prêt à abandonner la voiture, négociez avec votre employeur votre place de parking contre un abonnement aux transports collectifs.
Si vos lieux d’habitation et de travail sont trop éloignés pour pouvoir opter pour la mobilité douce et s’ils sont peu ou mal desservis par les transports publics, pensez au covoiturage (voir l’action sur le renoncement à la voiture individuelle). Si cette option ne vous convient pas ou est trop difficile à mettre en pratique, penchez-vous sur les actions liées à la voiture (voir les actions sur la conduite écologique et l’achat d’une voiture écologique). Et songez, lors d’un prochain déménagement, à choisir un logement moins dépendant de la voiture individuelle (voir l’action sur le déménagement).
Le télétravail
Travailler en partie à domicile présente plusieurs avantages : gain de temps, d’argent, d’efficacité et meilleure conciliation entre vie privée et vie professionnelle. Mais pour ne pas rompre exagérément le contact avec vos collaborateurs ou vous isoler, une bonne formule consiste à choisir un jour de la semaine, le plus approprié pour tous, pour travailler chez soi.
Les multimédias
Après l’audioconférence, qui permet à plusieurs dizaines de personnes de se connecter à un numéro de téléphone commun pour discuter ensemble, après la vidéoconférence, qui donne aux participants la possibilité de converser en images via un téléviseur ou un vidéoprojecteur, après la web-conférence, qui s’appuie sur internet pour activer les échanges de données entre plusieurs postes de travail, bienvenue à la téléconférence multimédia.
Cette option est un concentré des trois précédentes. Pour profiter des avantages combinés de l’audio, de la vidéo et de la web-conférence, il faut passer par internet et utiliser une webcam.
Conseils pour aller à l’école
Un moyen de transport particulièrement apprécié des enfants et très écologique gagne de plus en plus d’adeptes en Suisse et en France : le pédibus. Il s’agit d’une caravane d’enfants que des parents bénévoles conduisent le matin, à midi et en fin d’après-midi vers ou depuis l’école. Comme un bus, mais pédestre, le groupe « ramasse » sur son passage les enfants à endroits et à heures fixes. Si votre quartier n’est pas encore desservi par une ligne de pédibus, songez à la lancer vous-même !
Les vélobus fonctionnent sur le même principe.




