Pour partir en vacances en Europe sans avion, le train fait souvent parfaitement l’affaire, et est même parfois carrément mieux. Par exemple, se rendre à Paris depuis Londres ou Genève est bien plus avantageux en train, du point de vue du prix autant que du temps. Si l’avion passe pour le moyen de transport le plus rapide, le gain de temps n’est pas toujours au rendez-vous. Les aéroports sont situés en dehors des villes. Beaucoup de temps est perdu pour les rejoindre. Et les passagers doivent se rendre environ deux heures à l’avance à l’aéroport, où les contrôles de sécurité traînent de plus en plus en longueur.

Comparatif train/avion : exemple tiré du site Ecocomparateur de la SNCF

Lyon-Lille :

Trajet en :
Train Avion* Voiture**
Prix
150,30€ 145,91€ 239,10€
Durée de trajet
03h10 01h15 06h39
Indice de CO2
9 165 277

Paris-Londres :

Trajet en :
Train
Avion*
Voiture**
Prix
70,00€ 109,00€ 121,36€
Durée du trajet
01h40 01h20 05h03
Indice de CO2
24 103 161

* Les prix des billets d’avion sont très variables
** Pour un trajet avec votre voiture personnelle

Bien sûr, toutes les destinations ne sont pas aussi bien reliées par le train que par avion. Tout dépend du jour, de l’heure et du trajet. Très souvent, il faut trouver une combinaison optimale de différents moyens de transport, y compris la voiture de location, pour arriver à bon port.

1. Des trains Low Cost

Le principe du Low Cost pour le train est le même que pour l’avion : plus on réserve tôt, meilleur marché c’est. A la SNCF, les prix varient énormément d’un jour à l’autre et d’une heure à l’autre. Exemple : Paris-Nice coûtait 33 euros le 10 décembre 2007, 19 euros le 11, 87 le 21.

Prem’s, billet premier prix de la SNCF, s’achète avec un paiement en ligne, jusqu’à quatorze jours avant le départ, et permet de bénéficier d’une réduction de 30 % à 40 % sur le plein tarif.

2. Gagner du temps

Le train de nuit est le moyen d’exploiter au mieux son temps puisqu’on voyage en dormant. Pas de temps perdu, on embarque le soir à Fribourg, Lausanne ou Genève et on refait surface à l’approche de Barcelone, avec la possibilité de siroter un café avec vue sur la Méditerranée. Ou on s’installe dans sa couchette à Monaco le soir pour s’éveiller le lendemain matin à Paris.

3. Voyages lointains

Difficile de se passer de l’avion pour se rendre outre-Atlantique ou en Asie. Il y a évidemment le bateau. Des offres existent. Par exemple, un cargo rallie une fois par mois Montréal depuis Gènes. Le trajet dure douze jours et coûte 1220 euros, tous frais compris, pour un aller simple. Inconvénient : il faut avoir le temps et aimer ça.

Pour accomplir cette action, il faut penser différemment ses vacances et donc décider de partir moins loin moins souvent.

Cela vous paraît inenvisageable ? Songez que prendre l’avion est un luxe. Seuls 3 % à 5 % des habitants de la planète ont les moyens de voyager en dehors des frontières de leur pays. Et les privilégiés qui montent à bord d’un avion sont encore moins nombreux.

Faire de l’écotourisme et du tourisme solidaire en avion, c’est évidemment mieux que de faire du tourisme de masse sans foi ni loi. Mais ce n’est pas la solution, car le voyage aller-retour vers sa destination représente 90 % de l’impact écologique du tourisme lointain. Il est louable de souhaiter aller à la rencontre d’autres cultures dans le cadre d’un échange plus équitable et de vouloir découvrir la biodiversité d’un pays. Mais s’y rendre en avion accélère la disparition de ces cultures.

Certains se font du souci pour les populations locales, qui seraient les principales affectées en cas d’une chute soudaine du tourisme lointain. En réalité, la manne financière du tourisme profite avant tout aux grands opérateurs. Et il y a d’autres voies pour créer plus de prospérité dans ces pays.

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