Par personne. Vous devez cependant indiquer combien de personnes vivent dans votre ménage. Nous avons besoin de cette information pour pouvoir diviser la consommation globale d'un logement (chauffage et électricité) par ce nombre.
De très nombreuses inconnues subsistent sur les émissions de CO2 des différents produits et services que nous achetons pour notre consommation privée. Aussi le questionnaire évalue-t-il votre comportement global de consommateur sans entrer dans les détails de chaque produit et service. Outre vos réponses aux trois questions très générales qui vous sont posées dans cette rubrique, le calculateur tient compte de votre surface habitable, de votre véhicule et de vos voyages en avion, qui témoignent de votre train de vie. Ce calcul s’affinera au fur et à mesure que les données sur les émissions liées aux produits et services deviendront plus précises, ce qui pourrait ne pas tarder avec la tendance à l’étiquetage CO2.
Pour tous ceux qui n’ont pas leurs factures sous la main, et qui veulent pouvoir estimer leur consommation, il était impératif de trouver un compromis entre simplicité d’utilisation et précision du calcul. Prévoir toutes les options possibles de chauffage, par exemple, aurait énormément compliqué la tâche des utilisateurs et découragé la très vaste majorité d’entre eux alors que le but est précisément de toucher et d’accueillir dans notre démarche un maximum de personnes.
Dès lors, la seule solution simple pour tous ceux qui possèdent des équipements qui sortent de l’ordinaire consiste à saisir leur consommation exacte de chauffage et d’électricité. Il faut pour cela choisir l’option « Valeur connue » dans les parties du calculateur consacrées au chauffage et à l’électricité et non pas l’option « Estimer la consommation ». Et si vous avez un système mixte, par exemple gaz-bois ou solaire-gaz, saisissez uniquement votre consommation de gaz, car c’est de loin la principale source de gaz à effet de serre de votre chauffage.
La société KlimAktiv gemeinnützige Gesellschaft zur Förderung des Klimaschutzes GmbH a élaboré la version originale du calculateur. Ses atouts : il allie simplicité d’utilisation, fiabilité et relative précision. C’est pourquoi le WWF Allemagne, l’Office fédéral de l’environnement allemand et plusieurs collectivités allemandes (Fribourg-en-Brisgau, Bavière, etc.) l’utilisent. Nous avons obtenu les facteurs d’émissions suisses et français nécessaires pour l’adapter à chacun de ces deux pays auprès d’Esu-services pour la Suisse et de BIO Intelligence Service, du Bilan carbone personnel et de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) pour la France.
L’Union européenne et la Suisse se sont engagées à baisser leurs émissions de gaz à effet de serre de 8 % par rapport aux émissions de 1990 d’ici 2012. La France s’est engagée à ne pas les augmenter. Pour rester simple, nous avons décidé qu’être Kyoto-compatible signifie émettre 8 % de gaz à effet de serre de moins que la moyenne suisse si l’on réside en Suisse et 8 % de moins que la moyenne française si l’on réside en France.
Fin 2007, à Bali, la communauté internationale a discuté des objectifs de l’après-Kyoto. Une feuille de route a été adoptée sans objectifs chiffrés, mais des scenarii ont été esquissés. Le seul qui a une chance de maintenir le réchauffement du climat sous la barre des 2° C est une réduction de 30 % d’ici 2020. Nous faisons nôtre cette cible pour l’objectif Kyoto+.
Les émissions sont mesurées en tonnes équivalent CO2 (CO2eq), unité qui inclut les principaux gaz à effet de serre. Contrairement aux chiffres officiels, les nôtres comptabilisent les émissions grises. Par exemple, nous tenons compte des émissions qu’un produit acheté en Suisse ou en France a générées lors de sa fabrication, et cela même s’il provient de l’étranger. De même, nous intégrons les émissions dues au trafic aérien.
Selon ces calculs, voici les chiffres qui servent de référence à ce site :
| Moyennes des émissions de gaz à effet de serre en 2007 (tonnes CO2eq* par personne) |
Objectif Kyoto (tonnes CO2eq* par personne) (– 8 %) | Objectif Kyoto+ (tonnes CO2eq* par personne) (– 30 %) | |
| Suisse | 12,5 | 11,5 | 8,7 |
| France | 10,2 | 9,4 | 7,2 |
* Equivalent CO2
Sources : Bilan carbone personnel (Jancovici, 2008) pour
la France et Esu-Services (2008) pour la Suisse.
Oui, mais puisque votre travail sert à produire des biens et des services que d’autres consomment, il n’y a pas de raison que ces émissions soient attribuées à vous uniquement. Les émissions qui résultent de l’activité professionnelle – chauffage des bureaux ou des surfaces commerciales, déplacements professionnels, etc. – de l’ensemble des actifs du pays sont comptabilisées globalement dans les émissions dues à la consommation publique et privée de la manière suivante : elles sont allouées à chaque personne de manière forfaitaire pour la consommation publique, et selon ses achats de biens et services pour la consommation privée.
Le calcul utilise des facteurs d’émissions valables pour la Suisse ou la France métropolitaine. Ces facteurs d’émissions varient beaucoup d’un pays à l’autre. Si vous faites le calcul, vous obtiendrez donc à coup sûr un résultat faux. L’exercice n’est néanmoins pas inutile, car il permet de réfléchir sur ses comportements. Si vous souhaitez adapter le calculateur à votre pays/département outre-mer et que vous savez à qui vous adresser pour le faire, contactez-nous.
Eh non !
Oui. Par exemple, si vous indiquez posséder un réfrigérateur à l’entrée Electricité de la rubrique Logement, des émissions vous seront attribuées à la rubrique Consommation pour tenir compte des émissions produites lors de sa production et de son élimination. Idem pour la mobilité : les émissions dues à la fabrication et à l’élimination du ou des véhicules que vous déclarer posséder vous seront attribuées à la rubrique Consommation.
Pour ceux qui possèdent un véhicule hybride, il est très simple de tenir compte de ses émissions dans notre calculateur : il suffit de connaître la consommation exacte du véhicule pour 100 km et de l'indiquer à la page de la mobilité privée, en procédant comme pour un véhicule classique.
En effet, bien que les voitures hybrides associent un moteur thermique (qui utilise le carburant) et un moteur électrique, elles ne puisent leur énergie que dans le carburant (elles sont différentes des véhicules électriques). Le moteur électrique n'est pas rechargé en branchant le véhicule à une prise électrique, c'est le système lui-même qui recharge les batteries en phase de décélération ou de freinage. Les véhicules hybrides consomment ainsi beaucoup moins de carburant que les voitures classiques grâce à ce système.
Pour ceux qui ne connaissent pas la consommation moyenne de leur véhicule, il doit être possible de trouver cette information auprès du constructeur (par exemple sur son site internet).

