Sans exception, les actions que nous proposons pour diminuer ses émissions de gaz à effet de serre impliquent d’économiser l’énergie. Si nous avons préféré nous référer aux émissions de gaz à effet de serre plutôt qu’à l’énergie consommée, c’est pour pouvoir nous référer au protocole de Kyoto et aux négociations pour l’après-Kyoto : il n’y a pas de protocole équivalent pour l’énergie.

C’est vrai. En France et en Suisse, l’électricité est très majoritairement d’origine nucléaire et hydraulique, donc peu émettrice de gaz à effet de serre. Réduire sa consommation d’électricité dans chacun de ces deux pays est une excellente chose mais, pour l’heure, sans effet majeur sur le climat. Cependant, un authentique développement durable impose de sortir du nucléaire. Et sans baisse de la consommation d’électricité, les producteurs seront de plus en plus tentés par le charbon, catastrophique pour le climat. C’est le cas en Suisse (voir le tableau des entreprises qui projettent d'investir dans les centrales à charbon et l'initiative "Non au charbon!") et même en France, où de nouveaux projets de centrales à charbon sont discutés (voir le numéro 31 de LaRevueDurable). Idéalement, il faudrait donc développer un site complémentaire, fondé sur le même principe, pour inciter à maîtriser sa consommation d’électricité.