Que les choses soient claires : la voiture propre n’existe pas. Néanmoins, une voiture émet moins de gaz à effet de serre si elle est plus légère, son moteur moins puissant, son carburant moins riche en carbone.
Quelques chiffres éloquents
La consommation de carburant – donc les émissions de CO2 – varient du simple au triple entre les voitures les plus économes et les plus dispendieuses en carburant.
Le poids influence fortement ce qu’un véhicule consomme. La règle est 100 kg de plus, c’est 0,5 l/100 km en plus. Or, l’épidémie d’obésité touche aussi les voitures : en moyenne en Europe, elles ont pris 30 % de poids en vingt ans.
De 1990 à 2005, le poids moyen des véhicules suisses est passé de 1200 à 1478 kg, soit 23 % d’augmentation.
Pour parcourir 15 000 km par an au volant d’un véhicule (distance moyenne que parcourt un véhicule en France et en Suisse) et opter pour un modèle qui consomme 6 litres aux 100 km au lieu de 8, c’est économiser 300 litres de carburant, de 400 à 500 euros (ou francs) et 750 kg de CO2.
Les Français semblent sensibles à ce calcul. Avec 149 g de CO2/km en moyenne, la France, après le Portugal et l’Italie, est installée sur la troisième marche du podium européen en termes de voitures neuves les moins polluantes. La Suisse et la Suède arrivent dernières avec en moyenne 187 g.




