Le principal problème de la voiture individuelle n’est pas la voiture, mais le fait qu’elle soit individuelle. Et pour cause. La voiture d’un propriétaire unique passe le plus clair du temps, 90 % de sa vie… au garage. Et lorsqu’elle roule, elle transporte en moyenne 1,6 passager. Pour remédier à ce gâchis tout en ne renonçant pas à la voiture, deux solutions se présentent. La première : partager une voiture avec d’autres. C’est l’autopartage. La seconde : réunir dans la même voiture plusieurs personnes qui font le même trajet. C’est le covoiturage.
En plus d’être pratiques et raisonnables, ces deux options réduisent les émissions de gaz à effet de serre. Les adhérents à des coopératives d’autopartage n’utilisent la voiture que lorsqu’elle est vraiment utile. Ils circulent donc moins en voiture. Et les voitures disponibles sont en général moins polluantes, car plus petites, mieux entretenues et plus récentes que les voitures individuelles. Comme les adeptes du covoiturage circulent moins seuls, les émissions du trajet se répartissent sur un plus grand nombre de passagers.
Quelques chiffres éloquents
Il y a, en France et en Suisse, 500 voitures pour 1000 habitants. En Chine, qui se motorise à toute allure, ne roulent que 11 voitures pour 1000 habitants.
Remplacer sa voiture individuelle par l’adhésion à une coopérative d’autopartage réduit jusqu’à 40 % ses émissions de CO2 dues au transport.
A Brême, en Allemagne, chaque voiture de la coopérative locale d’autopartage remplace sept à dix voitures individuelles. Avantage supplémentaire : les voitures qui sortent de la circulation sont en majorité de moyennes à grosses consommatrices de carburant.
En Suisse, les membres de la coopérative Mobility parcourent en voiture en moyenne 36 % de kilomètres en moins que lorsqu’ils possédaient leur propre voiture. En Belgique, les adhérents des coopératives d’autopartage réduisent de 28 % les distances qu’ils parcourent en voiture.



