Aujourd’hui, les Français dépensent davantage pour l’avion que pour le train.

En 2006, chaque Suisse a voyagé en moyenne 8000 km par les airs, soit à peu près huit fois la distance Genève-Paris.

Voler est devenu banal. Mais pour le climat, l’avion est le moyen de transport le plus nocif. Comme les voitures, les avions émettent des gaz à effet de serre.

Les traînées de condensation (les nuages blancs qui s’échappent des réacteurs) que les avions forment en haute altitude aggravent leur cas. Pour estimer leur influence sur le réchauffement climatique, les scientifiques considèrent qu’il faut multiplier par deux à quatre leurs émissions nettes de CO2.

Quelques chiffres éloquents

Un aller-retour Paris-New York pour une personne a pratiquement autant d’effet sur le climat que rouler un an avec une voiture moyenne (environ 15 000 km) ou chauffer une maison pendant un an.

Le CO2 émis (surtout à l’étranger) par des passagers suisses représente environ 13 % des émissions globales de CO2 du pays.

Les vols de moins de 800 km sont les plus énergivores. En proportion, ils émettent plus de gaz à effet de serre, car décollage et atterrissage provoquent une surconsommation de carburant.

Pour la même distance, le train à grande vitesse pollue environ huit fois moins que l’avion, une voiture avec quatre passagers cinq fois moins.