Un bon morceau de viande réjouit les papilles gustatives et fournit de précieuses protéines au corps. Mais comme le dit Paracelse, « tout dépend de la dose ». Or, les Européens mangent en moyenne deux fois trop d’aliments dérivés de l’élevage. Les produits carnés et laitiers sont riches en graisses saturées, qui favorisent les maladies cardiovasculaires. Artériosclérose, hypertension artérielle, infarctus du myocarde, insuffisance cardiaque : ces pathologies prennent les proportions d’une épidémie dans nos sociétés.
Diététique mise à part, réduire sa consommation de viande est source d’économies. Les produits carnés coûtent cher : s’en passer plus souvent permet d’acheter davantage de fruits locaux et de produits biologiques de la région.
Manger moins de viande est aussi une façon de se montrer solidaire : pour que la Terre puisse accueillir 9 milliards de personnes bien nourries, les pays riches doivent être moins avides dans ce domaine. Le fourrage du bétail monopolise déjà 38 % de la production mondiale de céréales. Et de gigantesques quantités d’eau : 500 litres suffisent pour faire pousser un kilo de patates, 20 000 à 100 000 litres sont nécessaires pour produire un kilo de bœuf avec des céréales venant de cultures irriguées.




