Lorsqu’en 2500, nos successeurs sur Terre – on fait tout pour qu’il y en ait ! – feront de l’archéologie dans nos villes, ils buteront sur cette énigme : pourquoi l’homo urbanus du XXIe siècle se déplaçait-il à bord de carcasses de fer de plusieurs tonnes ? De quels dangers si horribles devait-il se protéger pour éprouver le besoin de s’enfermer dans une si lourde coquille alors qu’il roulait le plus souvent seul ? L’énigme se renforce au début du XXIe siècle, lorsque le pétrole flambait, les centres-villes étaient de plus en plus engorgés et les gouvernements favorisaient l’achat de petites voitures.

Une petite voiture est moins chère à l’usage. Si elle est peu polluante, son propriétaire reçoit en plus des subventions de l’Etat ou un allégement de taxes. Une petite voiture est aussi plus facile à garer. Et sur sa durée de vie, une voiture est à l’arrêt 90 % du temps.