Le climat n’est pas la seule bonne raison de limiter les trajets en avion. Pensez, par exemple, aux riverains des aéroports victimes du bruit, notamment les enfants. Une étude réalisée sur 11 000 enfants scolarisés près de l’aéroport de Heathrow, à Londres, montre un lien direct entre le degré d’exposition au bruit des avions et les capacités en lecture et en mathématiques.

Moins d’aéroports, c’est aussi moins de trafic routier : pour répondre aux oppositions légitimes des riverains, les autorités planifient les aérogares de plus en plus loin des centres urbains, au milieu de nulle part. En France, c’est le cas de deux projets d’aéroport, le troisième aéroport de Paris et celui du Grand-Ouest (Notre-Dame des Champs), près de Nantes. Or, les aéroports éloignés des centres-villes provoquent davantage de trafic routier et détruisent le paysage.

Echapper au stress des aéroports et leurs interminables contrôles de sécurité, leur atmosphère trépidante, voilà un bon départ pour des vacances réussies.

Et puis, pour ceux qui sont sensibles à cet argument : voyager par voie terrestre et maritime, c’est prendre le temps de se préparer à passer d’une ambiance « travail » à une ambiance « vacances ».