Ces arguments sont valables pour les actions "consommer moins" et "consommer des produits de meilleure qualité".
Réaliser qu’il y a des limites à ses aspirations matérielles et les respecter. Voilà un beau programme de développement personnel qui amène à s’interroger sur ce qui compte vraiment dans la vie, qui implique d’apprendre à dire non et oblige à remettre en cause le dogme dominant bonheur = consommation. Rien que pour tendre vers cette maturité psychologique et émotionnelle, il vaut la peine de s’interroger sur ses habitudes de consommation.
Les plus pragmatiques seront sensibles à l’argument : « Acheter moins ou investir mieux pour dépenser moins. » Sur la durée, même s’ils sont souvent plus chers à l’achat, les biens de qualité reviennent meilleur marché. Un prix plus élevé se justifie si l’objet convoité est plus solide, plus pratique, plus économe en énergie et/ou s’il favorise les emplois dans la région.
Acheter un bien de qualité, c’est diminuer les chances qu’il lâche au mauvais moment. Il n’est jamais très agréable de voir son lecteur DVD tomber en panne quand on a prévu de regarder un bon film. Les habits de qualité présentent mieux, sont plus confortables, résistent au lavage et durent plus longtemps.
Ce qui rend l’explosion de la consommation matérielle possible, c’est la baisse des coûts de fabrication souvent liée à de mauvaises conditions de travail de millions d’ouvriers asiatiques. Cela est vrai, en particulier, dans l’industrie du textile et des chaussures de sport.
Moins d’objets, c’est aussi plus d’espace pour vivre. Les caves et réduits des logements débordent d’objets dont les propriétaires ne savent plus quoi faire. L’élimination de ces objets-déchets coûte cher à la collectivité, pollue et suscite l’opposition des riverains des incinérateurs et des décharges.




